iOS 16.4  Téléchargez gratuitement notre livre blanc :
Tendances marché • Paroles d’expert

ECO-PACKAGING : Qu’en est-il des avancées ?

posté le 15 Nov, 2021
Temps de lecture : 5 minutes

L’enjeu du secteur des cosmétiques cette année 2021 aura encore été celui de l’écoresponsabilité et plus précisément de l’innovation pour élaborer des emballages toujours plus écoresponsables. Le monde est entré dans une urgence environnementale et le secteur des cosmétiques n’y échappe pas. Une nécessité à laquelle les consommateurs sont aujourd’hui largement sensibilisés. Ils attendent des marques de l’engagement et de l’accompagnement : 90% des personnes interrogées, selon l’étude européenne menée par Opinion Way courant 2020. Cet engagement fait partie aujourd’hui des critères essentiels d’achat mais aussi d’abandon des marques. Dans ce contexte, la Cosmétique s’est « missionnée ». Les marques doivent prouver leur « utilité au monde », définir leur « contribution positive » et mettre en place a minima des actions d’écopackaging. Mais comment s’y prendre et quels choix adopter ?

Commencer par l’analyse des 3R : Recycler, Réduire, Réutiliser

Recycler ou revaloriser les matériaux utilisés

Les matériaux n’ont pas tous le même niveau de recyclabilité. Pour le plastique, 26% seulement serait recyclé en France et à peine 10% du plastique recyclé serait réinjecté en fabrication. Sachant qu’il convient en amont d’anticiper sur un développement en mono-matériau. Aujourd’hui ce recyclage peut être facilité grâce au développement de nouvelles techniques de recyclage chimique qui viennent palier aux limites du recyclage mécanique. Le verre dispose d’une filière plus sûre et est recyclable à l’infini, tout comme l’aluminium mais ils sont énergivores et impactent en émission de CO2.

L’enjeu de ce 1er R est de sélectionner un emballage qui soit à la fois recyclé et recyclable tout en ayant une maîtrise des différents impacts tels que la consommation d’énergie et le rejet en carbone.

Réduire ou diminuer l’utilisation des matières et le nombre d’emballages

Verre allégé, paroi fine des flacons plastiques, diminution des suremballages, allégement des
produits de luxe… Les alternatives sont nombreuses.
Les recharges connaissent enfin le succès attendu. Et quand elles sont en plastique recyclé, c’est encore mieux. Réduire, c’est tendre vers le zéro déchet : le vrac est une très belle alternative, ainsi que la cosmétique solide, qui connaissent un fort développement.

Réutiliser au lieu de jeter

La recharge en est le plus bel exemple, puisque le pot qui sert de socle est réutilisé. Aujourd’hui les marques en font des outils forts de différenciation avec de jolis pots en argile, en ciment ou en verre épais.
De nouveau la cosmétique en vrac permet elle aussi la réutilisation des contenants et a relancé le système de la consigne. L’upcycling peut aussi être une alternative en réutilisant l’emballage cosmétique à d’autres fins. pour réaliser des formules en poudre aussi « élaborées » que des formules « classiques ».
Il n’est plus rare de trouver dans ces formules des actifs aux approches plus scientifiques, brevetés et objectivés (testés in vitro) : acide hyaluronique, cellules souches végétales etc…

Alors, aujourd’hui, quelles sont les avancées en terme d’éco-innovation ?

Le plastique :

11 millions de tonnes de plastiques se retrouveraient versées à la mer chaque année. Les cosmétiques représentent en France 5% des emballages en plastique* (FEBEA). Fautil continuer à l’utiliser ? L’enjeu est donc de sélectionner du plastique recyclé (et recyclable). Pour cela les industriels ont diversifié leurs offres et proposent différentes concentrations avec du recyclé post-consommation (déchets ménagers) et post-industriel (déchets industriels). Il existe aussi le plastique issu des océans qui est régénéré par pyrolyse avant d’être réinjecté dans de nouvelles productions.

Le plastique végétal ou biosourcé :

Il est fabriqué à partir de ressources végétales renouvelables telles que les résidus de canne à sucre et offre les mêmes qualités de protection qu’un PE classique. Il divise par plus de la moitié les émissions de CO2 lors de la fabrication et peut dans certains cas être recyclable à son tour. Une alternative intéressante ? les ressources sont généralement issues de pays éloignés et nécessitent du transport. La culture de ces ressources consomme aussi beaucoup d’eau. Mais l’innovation du biosourcé est en plein essor, comme le « plastique » créé à partir d’huiles végétales telles que l’huile de ricin.

Le verre allégé :

Inerte chimiquement, bien collecté et facilement recyclable puisqu’il l’est à 80 % en Europe. Néanmoins il demande beaucoup d’énergie au moment de sa production et a un impact carbone important. Aujourd’hui les industriels proposent des verres allégés, des verres composés à 100% de verre recyclé et majoritairement de verre post-consommation, et tout récemment un verre neutre en carbone. (2)

Carton et papier :

Les solutions d’emballages durables en papier et carton affluent. Des tubes de crèmes, des flacons d’hygiène dont la surcouche en carton accueille à l’intérieur une poche fine en plastique recyclé… Mais aussi de nouveaux emballages dont s’emparent les jeunes marques bio et clean : un tube cylindrique dans lequel est coulé un stick lèvres, un boitier de poudre, un emballage de déodorant…

L’aluminium :

L’aluminium est un matériau très intéressant, qui refait surface chez les jeunes marques mais aussi les grands groupes : recyclable à l’infini, impactant visuellement. Tubes, flacons, pots, capots… il se décline dans de nombreux volumes.

Alors, quelle solution privilégier ? Laquelle sera la plus écoresponsable?

C’est LA grande question que se posent toutes les marques.
Le verre semble être le meilleur candidat mais saviez-vous qu’il est issu d’une ressource, le sable, qui est en voie de disparition ? Surconsommé dans le bâtiment, il disparaît progressivement alors qu’il est vital pour filtrer et nettoyer les eaux, vital pour l’écosystème.
Notre niveau de consommation est tel que chaque alternative aura inéluctablement un impact négatif. Car le souci majeur auquel notre civilisation est confrontée est la surconsommation.
C’est ce que fait très bien Technature, en proposant déjà un choix varié de packagings écoresponsables pour accompagner le développement de ses formules : pots en verre et en aluminium, sachets krafts, recharges sous forme de doypack, poudriers en carton… et plus encore, selon la demande du client.

Sources :

(1) https://www.premiumbeautynews.com/fr/des-emballages-cosmetiques,17461
(2) https://www.premiumbeautynews.com/fr/steklarna-hrastnik-un-premier-pas,19246
https://www.franceinter.fr/environnement/pourquoi-est-ce-si-complique-den-finir-avec-le-plastique
https://www.cnews.fr/beaute/2021-06-24/le-secteur-des-cosmetiques-enfrance-veut-reduire-lutilisation-du-plastique

Technature

Articles similaires

L’avenir de la beauté durable, les cosmétiques rechargeables.

L’avenir de la beauté durable, les cosmétiques rechargeables.

A l’ère où la durabilité et la responsabilité environnementale sont aux cœurs des demandes des consommateurs. Les routines skincare avec des packagings rechargeables émergent comme une tendance révolutionnaire, offrant non seulement des avantages pour la planète, mais...

Le label B Corp : Un engagement sérieux pour un avenir durable

Le label B Corp : Un engagement sérieux pour un avenir durable

Notre entreprise Technature est fière de vous annoncer que nous sommes désormais certifiés B-Corp. Vous voulez en savoir plus sur ce label? Dans un contexte où les enjeux environnementaux et sociaux sont de plus en plus cruciaux, les entreprises ne peuvent plus se...